On a d'abord cru que les électeurs québécois puniraient le premier ministre sortant pour ne pas respecter la culture d'ici. Au contraire, les sondages n'ont jamais montré Harper si fort: est-ce dire que les Québécois croient que les artistes à succès sont gâtés et que les autres sont inutiles? Le milieu artistique est isolé alors que seuls les médias semblent se plaindre de la situation. Michel Rivard, Stéphane Rousseau et des réalisateurs québécois anonymes ont mis en ligne hier la meilleure dénonciation de la situation, une mordante satire de l'inapplicabilité des nouvelles consignes du ministère des affaires culturelles.
Mise à jour: Ce matin@René Homier-Roy (21sept.), la journaliste Chantal Hébert faisait valoir à juste titre que, si elle est bien faite, la contre-attaque de Rivard et al est « remarquablement hors propos ». Ce n'est pas le caractère anti-francophone qui ressort des politiques de Harper mais « une façon d'aborder la culture qui est une agression contre [l'idée] qu'on se fait du Canada en matière culturelle », pas une agression contre les francophones (les anglos voient leurs manifestations culturelles coupées tout autant). Des observations pertinentes.