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samedi 11 octobre 2008

Quand le design sert l'intolérance contre l'itinérance

Le nouveau mobiliser urbain au centre-ville va faire obstacle à l'habitude des itinérants d'y dormir.
Quand on se souvient des prises de position du maire de l'arrondissement Benoit Labonté contre l'itinérance, il ne faudrait pas se surprendre que ce soit moins une idée du designer industriel Michel Dallaire mais bien une condition que stipulait le contrat. Montréal rejoint ainsi Paris et Toronto qui ont fait un choix semblable. Choquant.

mardi 7 octobre 2008

lundi 14 juillet 2008

La CSeries de Bombardier à Mirabel

Au prix de sacrifices quant à leurs conditions de travail (création du précaire statut d'employé temporaire, obligation de remplir les quarts de travail de fin de semaine, longue durée de la nouvelle convention collective), les employés de Bombardier aéronautique auront convaincu les dirigeants de la compagnie de construire les nouveaux avions de 110 à 130 passagers CSeries à St-Laurent et Mirabel plutôt qu'à Kensas City, la ville américaine qui cherchait aussi à attirer la compagnie.

Les scénarios les plus optimistes font de Bombardier le 3e avionneur mondial (après Airbus et Boeing) si le carnet de commande s'emplissait au rythme dont rêve la compagnie, son syndicat et les gouvernements qui aussi sont investis dans l'aventure. On verrait alors la création de 3500 emplois, un immense défi lancé aux cégeps qui offrent la formation technique dans les métiers de l'aéronautique ainsi qu'aux département de génie des universités. Eux se verraient confier la mission d'éviter les pénuries de main d'œuvre spécialisée. Voilà la nouvelle économique de l'été au Québec.

jeudi 1 mai 2008

In the shadow of the moon, documentaire sur la conquête américaine de l'espace dans les années 1960

Présenté en tribune lundi 5 mai J3!

Par l'entremise de Neil Armstrong et Buzz Aldrin de l'équipage d'Apollo 11, l'humain mettait le pied sur la lune en juillet 1969, 10 ans avant ma naissance. Voici la bande-annonce du documentaire In the shadow of the moon que j'ai vu en salle ce soir. Comme le laisse deviner son titre, la plus récente oeuvre de Ken Howard porte sur la conquête américaine de l'espace dans les années 1960. 25 hommes fouleront le sol lunaire en six missions. George Bush parle d'ailleurs d'envoyer les premiers contingents lunaires depuis 30 ans, pendant qu'on célèbre cette semaine l'anniversaire du Sputnik soviétique, le premier satellite artificiel.


En plus de pousser à la rêverie, ces quelques flashs d'images d'archives de la NASA sont le reflet d'une autre époque (l'apparence des gens d'autrefois, les habits d'astronautes préhistoriques, les machines plutôt que les ordinateurs d'aujourd'hui, le Président John F. Kennedy de son vivant, etc.); imaginez deux heures d'un traitement pareil... un régal! Je me suis vraiment trouvé plongé dans l'esprit de dépassement de soi propre à cette époque, alors qu'une nation entière espérait gagner la course à notre satellite avant leurs rivaux russes (franchir la dernière frontière, une utopie américaine proche de l'obsession).
Suggestion d'activité de perfectionnement.

Réalise le 3QPOC du programme spatial américain à partir de ce message du blogue, de la bande annonce de In the shadows of the Moon et de l'article qui suit tiré de l'encyclopédie Hachette à laquelle nous avons accès gratuitement sur le bureau virtuel.
La conquête de la Lune

Dès juillet 1960, la NASA étudiait la possibilité d'une mission d'exploration humaine sur la Lune. Cependant, comme l'avait indiqué le président Eisenhower, ce programme manquait de justifications suffisantes pour être réalisé. Le directeur de la NASA, James Webb, présenta néanmoins ce programme au gouvernement Kennedy dans le cadre d'un plan en onze points, s'étalant sur dix ans, parmi lesquels figurait la mise au point d'un lanceur lourd Saturn. Dans un contexte de concurrence stratégique avec l'Union soviétique, la construction de ces lanceurs fut adoptée, avec le soutien fervent du vice-président Johnson. Par contre, bien que le principe en fût admis, aucune avance de fonds ne fut accordée au projet Apollo lui-même, jugé moins urgent par John Kennedy.

Pourtant, un mois plus tard, sa position allait radicalement changer. Le vol d(u cosmonaute soviétique) Iouri Gagarine du 12 avril 1961, puis l'épisode de la baie des Cochons (opposant les États-Unis à Cuba), intervenu moins d'une semaine plus tard, avaient en effet sérieusement mis à mal la puissance et le prestige américains. Le président américain estima dès lors qu'il fallait restaurer au plus vite l'image des États-Unis dans le monde et, dès le 20 avril, il demanda l'établissement d'un programme spatial d'une grande ampleur, mentionnant l'éventualité de l'envoi d'un homme sur la Lune. L'agence spatiale put alors relancer son programme lunaire, dont John Kennedy annonça officiellement le commencement un mois plus tard, le 25 mai, devant le Congrès des États-Unis.

Selon les termes du président John Kennedy, les États-Unis s'étaient engagés à ce qu'un Américain pose le pied sur la Lune « avant que ne se termine la décennie » (ce qui se réalisera malgré la mort tragique du président six ans auparavant).

Conseils méthodologiques:


1- Assure-toi de bien cerner le pourquoi?.
2- Utilise l'espace de ta feuille pour que des flèches montre les relations entre les éléments (spécialement du pourquoi? vers le quoi?).

dimanche 10 février 2008

Si l'expérience terrestre n'avait duré qu'un an

Si on ramenait les grands jalons de l'histoire sur un calendrier annuel, voici ce qu'on verrait:

Le 1er janvier : Une nébuleuse de débris interstellaires, pas très homogène, se forme
Fin février : La croûte terrestre durcit; apparaissent les premières roches
Début mai : Premières cellules non sexuées
Début août : Apparition de l'oxygène dans notre atmosphère
Début septembre : Premières cellules sexuées
Le 28 octobre : La pire glaciation de notre histoire
Le 22 novembre : Premiers vertébrés marins
Le 28 novembre : Premiers mille-pattes (animaux terrestres)
Le 1er décembre : Une triple collision (Europe, Afrique, Amérique du Nord) donne naissance à la chapine de montagne des Appalaches
Le 16 décembre : Apparition des premiers mammifères
Le jour de Noël : Disparition du dernier dinosaure, début du règne des mammifères
Boxing Day : Apparition des premiers singes
Le 31 décembre, au souper : Apparition de notre ancêtre Lucy, l'Australopithecus afarensis
À 20h 06 : Apparition des premiers outils
À 20h 53 : Apparition d'homo erectus
À 22h 03 : Le feu est apprivoisé
À 23h 54m 10s : Apparition d'homo sapiens
À 23h 58m 15s : Homo sapiens peint les parois de la grotte d'Altamira
À 23h 58m 50s : L'agriculture est domestiquée
À 23h 59m 25s : Invention de la roue et de l'écriture
À 23h 59m 46s : Naissance de Jésus
À 23h 59m 56s : Johannes Gutenberg invente l'imprimerie moderne
À 23h 59m 59s 69" : Le Québec traverse sa Révolution tranquille
À 1,32 millièmes de seconde avant minuit : Radio-Canada annonce qu'elle nomme Chloé Legris sa scientifique de l'année pour avoir contribué à faire de la région du Mont Mégantic la première réserve internationale de ciel étoilé en zone habitée.

Toute une remise en perspective!

dimanche 7 octobre 2007

Le Monopoly de la vraie vie

En découvrant la solution à la problématique de revitalisation urbaine: « comment les rues commerciales des grandes villes peuvent-elles triompher de la tyrannie des centres d’achats? » dans mon journal, l’urbaniste en moi a eu un moment d’intense ravissement et de découvertes hier matin. Selon Yves Mailloux, directeur immobilier pour le groupe Shiller, il s’agit qu’un investisseur majeur devienne propriétaire de la plupart des locaux à louer sur cette artère puis qu’il s’applique à bien choisir le type de commerces qui devront s’y installer : « il (suffit) d’avoir un bon (mélange) commercial, de mettre les bons commerces à la bonne place », une philosophie concevant une rue comme un tout (au lieu d’une série de commerces disjoints).

« On commence par tout ce qui est alimentaire, des fruiteries, des boulangeries. Même la restauration (cafés, bars, restaurants), puisque ça entraîne une certaine animation », dit-il. Suivent les commerces répondant à des besoins secondaires comme les banques et les pharmacies. Vers la fin, lorsqu’il y a de l’achalandage s'installeront les boutiques vestimentaires. (Ce n’est donc pas par hasard) que la rue Masson a changé (…) aussi vite, que l’avenue du Mont-Royal a pris des proportions mythiques et que des commerces branchés s’agglutinent soudainement sur Notre-Dame, près du marché Atwater. Il y a une recette. Et certains sont passés maîtres dans l’art de l’appliquer scandait en Une Le Devoir.



Ce qui frappe mon imagination dans cette théorie est qu’un même propriétaire patiemment parvienne à acquérir les baux de la moitié des commerces sur plus d’un kilomètre d’une rue (comme la Masson des Shiller, étonnant!), parce qu'il avait songé au fait que la meilleure stratégie de rentabilité ne serait pas de maximiser les profits en louant au plus offrant un espace, mais en triant les locataires éventuels d'après leur type de commerce pour parvenir à une situation d’équilibre convaincante pour retenir les dollars.

Ceci peut aussi te mener à considérer des carrières très spécialisées auxquelles tu ne t’étais pas encore intéressé:

L’urbaniste est le spécialiste de l’aménagement des villes petites et grandes. Les enjeux de conservation du patrimoine bâti, de revitalisation urbaine et de liens ville-région rendent les urbanistes indispensables en ce nouveau millénaire. Une visite éclair sur le site de l'UQAM m'a confirmé que 90% des de ces étudiants trouvent un emploi en six mois après le diplôme. Cette profession valorise l’individu capable de solutions créatives et le récompense en laissant voir à toute la collectivité le résultat des projets qu’il aura menés à bien. Cela signifie aussi que pèse sur l’urbaniste de grandes responsabilités. Comme l’affirmait de manière provocante mais non sans humour M. Gérard Beaudet, mon professeur d’histoire de la ville pendant le cours d’urbanisme que j’ai suivi à l’Université de Montréal en 2001: « contrairement (à l’urbanisteou l'architecte), le médecin, lui, enterre ses erreurs »!

Dans cette entrée au blogue, le directeur du développement immobilier Yves Mailloux expliquait la recette qu’il applique quand il choisit à quels types de commerces louera-t-il les locaux dont sont propriétaires ses employeurs du Groupe Shiller. Les habiletés de gestionnaire dudit Mailloux en font une des personnalités économiques les plus en vues à Montréal. Si tu ambitionnes de t'illustrer dans la même carrière que lui, j’aimerais que tu puisses faire du bien à la rue St-Hubert près de chez moi. Célébrée comme le haut lieu de la robe de bal kétaine où les bijouteries de pacotille voisinnent un McDonald's et un Valentine, celle-ci n’attend que tes talents!

Une grille d'analyse pour les téléréalités Occupation double et Loft Story

En classe, j'ai eu à dire que je n'étais pas intéressé par les téléréalités sauf dans une perspective permettant de comprendre le phénomène de l'extérieur. Ton silence était d'ailleurs éloquent quand je te retournais la question: « qui se reconnaît dans un des personnages de cette prétendue réalité? ».

À cet effet, Pierre Thibault, le rédacteur en chef du magazine culturel ICI offrait en éditorial cette semaine une analyse intéressante pour prendre la mesure de ce non-événement. Je le cite:

Ce qui est épatant (...) est de constater à quel point tous ces jeunes sont de parfaits clones les uns des autres, à quelques nuances près. Mêmes préoccupations, mêmes regards sur l'autre sexe, mêmes attitudes superficielles face à la vie... Et ce qui m'étonne encore davantage, c'est à quel point ces participants sont fascinés par le corps. (...)

Ils affirment vouloir quelqu'un de gentil, d'attentionné, de fidèle, quelqu'un de drôle, qui a une bonne situation (mais) c'est toujours en référence au corps qu'ils se positionnent. (...)D'un côté, il y a ceux qui sont persuadés d'aboir le « body » de la mort. (...) De l'autre, on retrouve les anxieux. Pour eux les doutes ne naissent jamais de leur personnalité, mais bien de leur aspect physique.

Occupation double et Loft Story nous foutent en pleine gueule le grand retour de Narcisse. C'est l'adoration de soi plein écran.
Qu'en penses-tu?

samedi 6 octobre 2007

Les brèves

Économie. La tendance se confirme: la retraite des baby-boomers continue d'entraîner le taux de chômage à la baisse. Il se chiffrait à 5,9% au Canada et 6,9% au Québec en septembre. Il s'agit de la meilleure performance de la province depuis 1974, une grande promesse d'enrichissement pour toutes celles et ceux qui seront sur les bancs d'école assez longtemps pour se rendre indispensables à leurs employeurs!

Politique. Les stratèges conservateurs tenteraient de forcer le jeu pour que les partis d'opposition renversent le gouvernement minoritaire Harper révélait Le Devoir ce matin. La date du lundi 26 novembre serait alors retenue pour la tenue des prochaines élections fédérales. À suivre.
Formule 1. La recrue Lewis Hamilton sur McLaren-Mercedes a été contraint à un abandon dramatique au Grand Prix de Chine, lui qui n'avait qu'à finir dans les points pour se mériter l'exploit de remporter le championnat des pilotes dès sa première saison. Ses adversaires Alonso (McLaren) et Räikkönen (Ferrari) pourront maintenant aussi rêver de championnat dans deux semaines au Brésil, dernière course de la saison.

lundi 10 septembre 2007

Contre l'État inerte

Le quotidien Le Devoir publiait ce matin la montée aux barricades de Marc Chevrier, professeur de sciences politiques à l'UQAM contre ce qu'il nomme l'État inerte, l'attitude de plus en plus fréquente des gouvernements québécois et canadien de s'en remettre à des commissions d'enquête (la Commission Taylor-Bouchard sur les pratiques d'accomodements raisonnables, par exemple) plutôt que d'exercer le pouvoir comme il a été élu pour le faire.

Selon M. Chevrier, ceci « signale la démission du pouvoir au regard de ses responsabilités profondes, (morales,) éthiques et politiques ». « Dès qu'une question complexe surgit, on s'interdit d'en débattre sur la place publique et on remet le dossier (...) dans l'espoir que la question va s'effacer. Il y a là l'évident laisser-faire moral d'un État minimal, (...) sans subtance éthique ou politique ».
J'avoue trouver cette réflexion très porteuse. Ne sommes-nous pas en droit d'avoir des gouvernements qui ont le courage de leurs idées ou bien est-ce que tous nos élus aiment tellement le pouvoir qu'ils préfèrent gouverner selon les idées populaires dans les sondages et éviter de se mouiller? Qu'en pensez-vous?