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dimanche 11 janvier 2009

Obama rétablit une tradition dans les relations canado-américaines

Via le blogue de Chantal Hébert: «Obama au Canada ou la chance de partir du bon pied »

[Barack Obama] a accepté l’invitation du Premier ministre de se rendre au Canada peu après son inauguration. Ce sera ainsi la première visite du président Obama à l’étranger.

[...] L’équipe Harper considère cette visite comme un très bon coup. D’abord parce qu’elle rétablit une tradition mise de côté à son arrivée au pouvoir par Georges W. Bush et qui voulait que le Canada soit la première destination internationale du nouveau locataire de la Maison-Blanche. [Note du profenhistoire: En 2001, Bush avait choisit le Mexique].

Ensuite, parce qu’en tandem avec le dossier incontournable de l’économie, la gestion de la relation canado-américaine est la grande priorité de Stephen Harper en 2009.

L’arrivée du président Obama va notamment avoir un impact déterminant sur la suite des choses pour le Canada en Afghanistan, en matière de changements climatiques et sur le front de l’énergie. À Ottawa, on s’attend à recevoir des appels du pied pour prolonger la mission canadienne à Kandhahar au delà de 2011 ou, tout au moins, pour continuer de jouer un rôle important en Afghanistan après cette échéance. D’autre part, le Canada rêve d’un pacte nord-américain qui arrimerait les efforts de lutte aux changements climatiques des deux pays à leurs intérêts énergétiques réciproques.

Finalement, dans un monde idéal, les faiseurs d’image conservateurs ne détesteraient pas voir un peu de la popularité du nouveau président rejaillir sur les politiques du premier ministre.

samedi 11 octobre 2008

Quand le design sert l'intolérance contre l'itinérance

Le nouveau mobiliser urbain au centre-ville va faire obstacle à l'habitude des itinérants d'y dormir.
Quand on se souvient des prises de position du maire de l'arrondissement Benoit Labonté contre l'itinérance, il ne faudrait pas se surprendre que ce soit moins une idée du designer industriel Michel Dallaire mais bien une condition que stipulait le contrat. Montréal rejoint ainsi Paris et Toronto qui ont fait un choix semblable. Choquant.

Le Devoir se prononce

La prise de position de Bernard Descôteaux en éditorial du Devoir du 11 octobre 2008, annotée à l'aide d'Awesome Highlighter.

lundi 14 juillet 2008

La CSeries de Bombardier à Mirabel

Au prix de sacrifices quant à leurs conditions de travail (création du précaire statut d'employé temporaire, obligation de remplir les quarts de travail de fin de semaine, longue durée de la nouvelle convention collective), les employés de Bombardier aéronautique auront convaincu les dirigeants de la compagnie de construire les nouveaux avions de 110 à 130 passagers CSeries à St-Laurent et Mirabel plutôt qu'à Kensas City, la ville américaine qui cherchait aussi à attirer la compagnie.

Les scénarios les plus optimistes font de Bombardier le 3e avionneur mondial (après Airbus et Boeing) si le carnet de commande s'emplissait au rythme dont rêve la compagnie, son syndicat et les gouvernements qui aussi sont investis dans l'aventure. On verrait alors la création de 3500 emplois, un immense défi lancé aux cégeps qui offrent la formation technique dans les métiers de l'aéronautique ainsi qu'aux département de génie des universités. Eux se verraient confier la mission d'éviter les pénuries de main d'œuvre spécialisée. Voilà la nouvelle économique de l'été au Québec.

dimanche 13 juillet 2008

Le Chrysler building, mon gratte-ciel préféré vendu pour 800M$

Le Chrysler building, sis au 405 Lexington Avenue à l'angle de la 42e rue au coeur de Manhattan est emblématique de New York. Le Devoir rapporte qu'il vient d'être acheté pour 800 millions de dollars par le fonds souverain des Émirats Arabes Uni Abu Dhabi Investment Council. Ce qu'ils vont en faire? Outre le prestige de s'en porter acquéreur, l'édifice rapporte le prix des loyers des compagnies qui l'occupent et pourrait éventuellement être revendu pour plus cher encore.

Sa construction achevée en 1930, l'immeuble de 77 étages et 319 mètres de l'architecte William Van Alen est une icône du mouvement architectural qu'on nomme art deco. On reconnaît ici ce style dans les longues lignes droites simples, dépouillées, coupées en angles droits, mais aussi par la célèbre flèche d'arches en acier inoxydable.

Cette transaction va faire grincer des dents certains new-yorkais. En effet, le rachat du Chrysler Building est symbolique de la vague de rachats de trésors immobiliers américains par des investisseurs des pays pétroliers.

dimanche 29 juin 2008

99Francs s'assume, pour le meilleur et pour le pire

Première entrée au blogue de l'été. Je vous le souhaite des plus heureux!

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La semaine dernière, je suis allé voir l'adaptation au cinéma du roman 99Francs du français Frédéric Beigbeder. Mon homonyme Jean Dujardin y délaisse ses habits Nike de Brice et le complet d'OSS 117 pour les fringues branchées d'Octave Parango, alter ego de Beigbeder au début de sa carrière de rédacteur publicitaire en crise.

Il s'agit d'un film intéressant mais j'hésite à vous le recommander pour la raison suivante: le propos anti-pub est assumé au point d'être volontairement choquant pour l'oeil. C'est donc une satire convaincante, au prix de nombreuses scènes de dégobillage que mon petit estomac (il préfère les belles choses) se serait volontiers passé.

Octave connaît une carrière fulgurante pour l'agence R&W quand des abus de drogue et le désabusement d'un contrat où on lui impose de développer des idées plus consensuelles pour les yogourts Starlight vont l'amener à péter les plombs.

Ça commence par un bad trip hilarant dans lequel il essaie de convaincre des personnages de pub qui existent dans sa tête que leur existence est fausse.



Et ça culmine dans une anti-pub géniale diffusée à heure de grande écoute par un commando qui s'empare des ondes pour exprimer son rejet de la société de consommation.



Voilà deux des meilleurs moments du film qui a au moins le mérite, chose rare, de surpasser le livre duquel il est né.

samedi 8 mars 2008

« Mythologies contemporaines »

« Dans "Mythologies", Roland Barthes traçait en 1957 un portrait de la société française de consommation à travers ses icônes économiques, domestiques, politiques et culturelles ». Depuis janvier, Marie-France Bazzo adapte l'exercice à Télé-Québec. Je vous propose deux capsules de ses invités qui m'ont particulièrement plues.

Le médicament, selon Yannick Villedieu
Le vulgarisateur scientifique et animateur Yannick Villedieu illustre l'omniprésence du médicament dans nos vies. Il s'attarde à leur image fracturée d'efficacité mais aussi les raisons (dopage, suicide, écarts riches-pauvres) pourquoi les déteste-t-on. Une brève histoire de l'apparition des principaux médicaments permet de prendre conscience de leur apparition très récente dans l'histoire.




Le culte du ressenti, selon René-Daniel Dubois
L'auteur et communicateur flamboyant René-Daniel Dubois y va d'une charge sans retenue contre le « culte du ressenti », une traduction du « ben moi j'sens ça de même » où toutes les opinions se valent. Sa réflexion sur la perte de normes et de valeurs sociales a une portée intellectuelle et théorique certaine. Sa concision et la force de ses mots sont inspirantes.




Si vous avez aimé, vous trouverez d'autres « mythologies contemporaines » sur le site de Bazzo.tv.

mardi 8 janvier 2008

L'école québécoise: cinquième meilleur système d'éducation du monde!

Selon toi, à quel rang se classerait l'école québécoise au niveau mondial? Établir un classement des différents systèmes éducatifs mondiaux, voilà le but du PISA, le Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves. Depuis 2000, c'en est déjà la troisième enquête. Il mesure la performance de l'ensemble des élèves des États-Unis, de la France, de la Chine, de la Finlande et des quelque 70 autres régions ou pays en mathématiques, en sciences et en langues. Et notre Québec dans tout cela? Malgré les critiques qu'il essuie souvent, notre système d'éducation permet aux jeunes québécois d'offrir un excellent rendement année après année.

Eh oui! S’il est vrai que la Finlande se distingue comme l'exemple à suivre en la matière, on doit considérer que le Québec fait aussi figure de meneur. Celui-ci jouirait de deux atouts en particulier pour se distinguer: des écarts riches-pauvres moins prononcés et une bonne intégration des enfants d'immigrants. Les élèves québécois se classent ainsi 5e au classement mondial, immédiatement après ceux de Taïwan, Hong-Kong, de Corée du Sud et de Finlande. Il y a de quoi se féliciter!

Pourquoi porter une attention si grande aux tests de ce genre? Plaçons nous dans le contexte d'un ensemble de sociétés florissantes, où un roulement économique constant est nécéssaire. Par ses choix de société (salaire minimum, normes du travail, syndicalisation), le Québec se voit dans l'impossibilité de compétitionner avec des pays comme la Chine ou l'Inde quant au coût de la main d'oeuvre. Comment nos dirigeants d'entreprise pourront-ils alors s'y tailler leur place? Simplement grâce à leur capacité d'innovation qui semble illimitée. N'est-ce pas un bon départ de savoir que les citoyens de demain auront les compétences pour donner au Québec ce nouvel essor? Quand l'EEIL t'amènera à te casser la tête sur les notions les plus compliquées, souvenons-nous que nous contribuons à l'affirmation mondiale du Québec en éducation, l'un des aspects les plus nobles d'un État! (écrit par Vanessa Berger)

dimanche 6 janvier 2008

Quand les escrocs donnent la carie

La stupéfaction était amère en bouche quand on a appris cet automne que les grosses compagnies du chocolat étaient sous enquête par les services de police anti-trust canadiens et américains. Nestlé, Mars, Hershey se seraient discrètement entendus pour fixer les prix sur leurs produits, ce qui se nomme un cartel. Parce que le consommateur est toujours le perdant des cas de collusion pareils, c’est chose interdite en occident. Ces escrocs donnent la carie !

lundi 12 novembre 2007

Grosse semaine pour l'aviation civile

Le A380 d’Airbus gagne le ciel cette semaine. Ce monstre d’acier de 562 tonnes impressionne par sa taille colossale --capacité record de 800 personnes, deux étages!-- et son fonctionnement plus silencieux. Avec ses repas luxueux et ses caméras montrant la vue extérieure de l'avion en temps réel , il est normal d’appréhender le prix d’un billet. Il te faudra prévoir la modique somme de 1917$ en classe économique pour grimper à bord (réservez 7093$ pour la suite!).

Après plusieurs retards de livraison qui ont entraîné l'action d'Airbus à la baisse, la mégacorporation peut enfin honorer son carnet de commandes. Elle affronte Boeing en plein ciel, avec des milliards de dollars de profits à la clef. Ce qui me touche toutefois le plus est la fragilité et le génie entrant en jeu dans la conception de l'ouvrage. Alors que l'humain continue de repousser les limites du ciel, l'histoire du tourisme, l'histoire du commerce et l'histoire des transports (2007 marque aussi les 100 ans de l'hélicoptère) qui aujourd'hui changent. (avec la collaboration de Vanessa Berger)

dimanche 7 octobre 2007

Le Monopoly de la vraie vie

En découvrant la solution à la problématique de revitalisation urbaine: « comment les rues commerciales des grandes villes peuvent-elles triompher de la tyrannie des centres d’achats? » dans mon journal, l’urbaniste en moi a eu un moment d’intense ravissement et de découvertes hier matin. Selon Yves Mailloux, directeur immobilier pour le groupe Shiller, il s’agit qu’un investisseur majeur devienne propriétaire de la plupart des locaux à louer sur cette artère puis qu’il s’applique à bien choisir le type de commerces qui devront s’y installer : « il (suffit) d’avoir un bon (mélange) commercial, de mettre les bons commerces à la bonne place », une philosophie concevant une rue comme un tout (au lieu d’une série de commerces disjoints).

« On commence par tout ce qui est alimentaire, des fruiteries, des boulangeries. Même la restauration (cafés, bars, restaurants), puisque ça entraîne une certaine animation », dit-il. Suivent les commerces répondant à des besoins secondaires comme les banques et les pharmacies. Vers la fin, lorsqu’il y a de l’achalandage s'installeront les boutiques vestimentaires. (Ce n’est donc pas par hasard) que la rue Masson a changé (…) aussi vite, que l’avenue du Mont-Royal a pris des proportions mythiques et que des commerces branchés s’agglutinent soudainement sur Notre-Dame, près du marché Atwater. Il y a une recette. Et certains sont passés maîtres dans l’art de l’appliquer scandait en Une Le Devoir.



Ce qui frappe mon imagination dans cette théorie est qu’un même propriétaire patiemment parvienne à acquérir les baux de la moitié des commerces sur plus d’un kilomètre d’une rue (comme la Masson des Shiller, étonnant!), parce qu'il avait songé au fait que la meilleure stratégie de rentabilité ne serait pas de maximiser les profits en louant au plus offrant un espace, mais en triant les locataires éventuels d'après leur type de commerce pour parvenir à une situation d’équilibre convaincante pour retenir les dollars.

Ceci peut aussi te mener à considérer des carrières très spécialisées auxquelles tu ne t’étais pas encore intéressé:

L’urbaniste est le spécialiste de l’aménagement des villes petites et grandes. Les enjeux de conservation du patrimoine bâti, de revitalisation urbaine et de liens ville-région rendent les urbanistes indispensables en ce nouveau millénaire. Une visite éclair sur le site de l'UQAM m'a confirmé que 90% des de ces étudiants trouvent un emploi en six mois après le diplôme. Cette profession valorise l’individu capable de solutions créatives et le récompense en laissant voir à toute la collectivité le résultat des projets qu’il aura menés à bien. Cela signifie aussi que pèse sur l’urbaniste de grandes responsabilités. Comme l’affirmait de manière provocante mais non sans humour M. Gérard Beaudet, mon professeur d’histoire de la ville pendant le cours d’urbanisme que j’ai suivi à l’Université de Montréal en 2001: « contrairement (à l’urbanisteou l'architecte), le médecin, lui, enterre ses erreurs »!

Dans cette entrée au blogue, le directeur du développement immobilier Yves Mailloux expliquait la recette qu’il applique quand il choisit à quels types de commerces louera-t-il les locaux dont sont propriétaires ses employeurs du Groupe Shiller. Les habiletés de gestionnaire dudit Mailloux en font une des personnalités économiques les plus en vues à Montréal. Si tu ambitionnes de t'illustrer dans la même carrière que lui, j’aimerais que tu puisses faire du bien à la rue St-Hubert près de chez moi. Célébrée comme le haut lieu de la robe de bal kétaine où les bijouteries de pacotille voisinnent un McDonald's et un Valentine, celle-ci n’attend que tes talents!

samedi 6 octobre 2007

Les brèves

Économie. La tendance se confirme: la retraite des baby-boomers continue d'entraîner le taux de chômage à la baisse. Il se chiffrait à 5,9% au Canada et 6,9% au Québec en septembre. Il s'agit de la meilleure performance de la province depuis 1974, une grande promesse d'enrichissement pour toutes celles et ceux qui seront sur les bancs d'école assez longtemps pour se rendre indispensables à leurs employeurs!

Politique. Les stratèges conservateurs tenteraient de forcer le jeu pour que les partis d'opposition renversent le gouvernement minoritaire Harper révélait Le Devoir ce matin. La date du lundi 26 novembre serait alors retenue pour la tenue des prochaines élections fédérales. À suivre.
Formule 1. La recrue Lewis Hamilton sur McLaren-Mercedes a été contraint à un abandon dramatique au Grand Prix de Chine, lui qui n'avait qu'à finir dans les points pour se mériter l'exploit de remporter le championnat des pilotes dès sa première saison. Ses adversaires Alonso (McLaren) et Räikkönen (Ferrari) pourront maintenant aussi rêver de championnat dans deux semaines au Brésil, dernière course de la saison.

samedi 22 septembre 2007

Le point sur le coincoin

Ceux qui voyagent le savent et les autres s'en doutent: la valeur des principales monnaies varie. Après avoir rivalisé avec le billet vert américain pendant les décénies 50 et 70, l'histoire récente du dollar canadien ne l'avait pas vu valoir autant depuis 31 ans.

Il y a cinq ans à peine, on n'obtenait que 62 cents US avec un huard. La petite bête s'est envolée depuis. On attribue la chose au prix en hausse des métaux et du pétrole dont le sous-sol du pays regorge, ainsi qu'à la vigueur de l'économie canadienne pendant que les États-Unis stagnent sur ce plan. Les compagnies étrangères devant se procurer de ces ressources en grande quantité, elles ont besoin de convertir leurs monnaies respectives en argent canadien. Cela fait que notre devise est plus recherchée donc se négocie pour plus cher, si bien que c'est aujourd'hui la parité 1$CAN:1USD.

La loi de l'offre et de la demande est un des mécanismes de base de l'économie, de la même façon qu'une jolie personne drôle, sensible et réfléchie recevra plus d'offres d'amoureux-ses potentiels et donnera son coeur pour plus cher.

Une monnaie forte a des conséquences positives et négatives sur l'économie. Il en coûte ainsi moins cher aux touristes d'ici de partir pour l'étranger, moins cher
aussi aux consommateurs d'acheter des biens importés (voitures, ordinateurs, etc.) ou aux patrons d'acheter de la technologie de pointe hors du pays. Pendant ce temps, moins de touristes étrangers visiteront nos régions, découragés par le coût du voyage qui sera plus grand maintenant qu'il leur en coûte plus cher avec leurs monnaies de se procurer une chambre d'hôtel, de quoi manger et se divertir. Ce sont toutefois nos entreprises qui vendaient sur les marchés étrangers qui trouveront la situation la plus difficile. Elles qui profitaient de la faible valeur du huard pour pouvoir exporter leurs produits pour moins cher --formidable avantage commercial contre leurs rivales d'ailleurs-- elles se trouvent aujourd'hui dans la situation complètement inverse, ne pouvant plus compter que sur la qualité de leurs produits plutôt que de séduire le consommateur étranger avec leurs bas prix.

Tous devront bien pourtant s'y faire. Des spécialistes comme Marcel Marchon (HEC Montréal) dont le Devoir rapportait aujourd'hui les propos estiment que cet état des choses devrait se maintenir pendant des mois.
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PS: Je me demande si la situation est plus claire pour toi avec ces explications. Tes commentaires seraient encore plus éclairants pour moi que d'habitude.

PPS: Rappel tribune lundi L1132!