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lundi 19 janvier 2009
dimanche 11 janvier 2009
Obama rétablit une tradition dans les relations canado-américaines
[Barack Obama] a accepté l’invitation du Premier ministre de se rendre au Canada peu après son inauguration. Ce sera ainsi la première visite du président Obama à l’étranger.
[...] L’équipe Harper considère cette visite comme un très bon coup. D’abord parce qu’elle rétablit une tradition mise de côté à son arrivée au pouvoir par Georges W. Bush et qui voulait que le Canada soit la première destination internationale du nouveau locataire de la Maison-Blanche. [Note du profenhistoire: En 2001, Bush avait choisit le Mexique].
Ensuite, parce qu’en tandem avec le dossier incontournable de l’économie, la gestion de la relation canado-américaine est la grande priorité de Stephen Harper en 2009.
L’arrivée du président Obama va notamment avoir un impact déterminant sur la suite des choses pour le Canada en Afghanistan, en matière de changements climatiques et sur le front de l’énergie. À Ottawa, on s’attend à recevoir des appels du pied pour prolonger la mission canadienne à Kandhahar au delà de 2011 ou, tout au moins, pour continuer de jouer un rôle important en Afghanistan après cette échéance. D’autre part, le Canada rêve d’un pacte nord-américain qui arrimerait les efforts de lutte aux changements climatiques des deux pays à leurs intérêts énergétiques réciproques.
Finalement, dans un monde idéal, les faiseurs d’image conservateurs ne détesteraient pas voir un peu de la popularité du nouveau président rejaillir sur les politiques du premier ministre.
samedi 11 octobre 2008
Le Devoir se prononce
mardi 16 septembre 2008
Garnotte mélange politique et actualité alimentaire
Caricature drôlatique de Garnotte qui égratignait chacun des quatre chefs des principaux partis fédéraux dans Le Devoir du lundi 15 septembre.

Stephen Harper, « vieux bleu », le bleu est la couleur de son parti (conservateur) et vieux parce que ses valeurs conservatrices (loi et ordre, famille conventionnelle, réduction d'impôts, non-intervention du gouvernement, militarisation de la société) sont un retour aux années 80.
Stéphane Dion, « le tournant vert », du nom de la politique environnementale (fleurie) au coeur du programme du parti libéral pour laquelle les Canadiennes et Canadiens ne démontrent pas plus d'enthousiasme que pour le chef lui-même (pâte molle). Ça va mal pour les libéraux fédéraux rapportent les sondages.
Jack Layton, « le chef qui rit », parce que l'ami Jack du Nouveau Parti Démocratique est toujours de bonne humeur mais manque peut-être de profondeur. Il a la boucle d'oreille du fromage appelé « La vache qui rit ».
Gilles Duceppe, « bloc de p'tit Québec » et sa date de péremption en 1995 rend compte de la critique fondamentale qui a été faite du Bloc Québécois depuis le tout début de la campagne: plusieurs pensent que le Bloc a fait son temps et qu'il n'est plus un choix valable pour le Québec. Je ne suis toutefois pas de ceux-là.
Stephen Harper, « vieux bleu », le bleu est la couleur de son parti (conservateur) et vieux parce que ses valeurs conservatrices (loi et ordre, famille conventionnelle, réduction d'impôts, non-intervention du gouvernement, militarisation de la société) sont un retour aux années 80.
Stéphane Dion, « le tournant vert », du nom de la politique environnementale (fleurie) au coeur du programme du parti libéral pour laquelle les Canadiennes et Canadiens ne démontrent pas plus d'enthousiasme que pour le chef lui-même (pâte molle). Ça va mal pour les libéraux fédéraux rapportent les sondages.
Jack Layton, « le chef qui rit », parce que l'ami Jack du Nouveau Parti Démocratique est toujours de bonne humeur mais manque peut-être de profondeur. Il a la boucle d'oreille du fromage appelé « La vache qui rit ».
Gilles Duceppe, « bloc de p'tit Québec » et sa date de péremption en 1995 rend compte de la critique fondamentale qui a été faite du Bloc Québécois depuis le tout début de la campagne: plusieurs pensent que le Bloc a fait son temps et qu'il n'est plus un choix valable pour le Québec. Je ne suis toutefois pas de ceux-là.
vendredi 1 août 2008
Censure et pollution aux Jeux olympiques
Une caricature truculente de Garnotte (Le Devoir, 31 juillet 2008, p. A6) qui réinterprète le slogan publicitaire d'une compagnie de télécommunication d'ici à la chinoise. La pression qui s'accroissait sur le gouvernement chinois l'amène à relaxer un peu la censure qu'il exerce sur l'Internet, et ce n'est pas la lumineuse caricature de Garnotte à qui on doit ce fait. À l'obtention des jeux, Pékin s'était engagée à faire progresser la cause des droits humains comme la liberté de parole. Cependant, à moins de dix jours des jeux, l'État réitérait avant-hier qu'elle allait maintenir interdite, même pour les journalistes étrangers, les pages qui concernent le mouvement falun gong, la cause tibétaine, des médias étrangers comme la BBC ou de grandes organisation non-gouvernementales comme Amnistie Internationale. Des dénonciations de l'inaction du Comité international olympique dans ce dossier se sont faites entendre. On apprend aujourd'hui que le gouvernement chinois revient en partie sur sa décision et ne limitera pas les journalistes olympiques à la stricte couverture des disciplines sportives plutôt que de rendre un portrait plus complet de la culture, de la société et des pouvoir en Chine. Heureusement.
La liberté de presse est un principe primordial à nos yeux occidentaux. Il vient en contradiction avec la volonté de l'État chinois de présenter une image d'unité et de
nouvelle puissance mondiale. Si on a raison de s'en indigner tout comme de l'utilisation de la peine de mort, de l'emprisonnement arbitraire et des exils forcés contre les opposants au régime; il ne faudrait pas penser qu'une tradition démocratique peut s'établir en Chine en l'espace de quelques semaines. En fait, les premières réformes économiques en Chine sont survenues en 1978. À l'époque, Montréal venait d'accueillir deux ans plus tôt ses propres jeux. L'excellente émission « Tout le monde en parlait » de Radio-Canada rappelait cette semaine comment avait procédé le gouvernement municipal pour nettoyer la ville de ses marginaux: les pauvres, les itinérants et les homosexuels, le sujet du documentaire. Nous qui affichons aujourd'hui nos airs vertueux n'avons pas mieux agi que la Chine en même circonstances. Au rajout, on se rappellera que la peine de mort n'est abolie que dans douze des 50 états de nos voisins et amis américains, qu'ils ont recours à la torture à Guantanamo et ailleurs depuis 2001, et qu'au Canada, le gouvernement de Stephen Harper tarde à rapatrier Omar Kader malgré le fait qu'on sait qu'il a subi ce châtiment alors qu'il n'était encore qu'un adolescent. De quoi faire réfléchir.Cela ne doit pas nous empêcher de réagir quand le South China Morning Post, un journal contrôlé par l'État chinois, rapporte que les policiers vont demander aux bars de ne pas servir les noirs et la population de Mongolie à l'occasion des jeux. Il s'agit de trouver le ton juste, plus humain, moins moralisateur, dans nos luttes. De tout mon cœur j'espère revoir des manifestations de masse en Chine comme en 1989 à l'occasion des événements de la place Tian'anmen. Certes elle fut réprimée dans la violence mais c'est sans doute pire pour les dissidents isolés qui courent trop de risques. Plusieurs exemples récents d'action concertée sont plus heureux: l'Ukraine, le Zimbabwe, et dans une moindre mesure, celle des moines birmans portera certainement un jour ses fruits.
Outre la censure, la pollution atmosphérique provoque beaucoup d'émoi à l'approche des JO. Il s'agit d'un autre dossier à surveiller.
Pour aller plus loin: Le Monde. « L'explosion du Web en Chine est un défi pour les autorités ». Le Devoir, 02 août 2008.
dimanche 10 février 2008
Si l'expérience terrestre n'avait duré qu'un an
Si on ramenait les grands jalons de l'histoire sur un calendrier annuel, voici ce qu'on verrait:
Le 1er janvier : Une nébuleuse de débris interstellaires, pas très homogène, se forme
Fin février : La croûte terrestre durcit; apparaissent les premières roches
Début mai : Premières cellules non sexuées
Début août : Apparition de l'oxygène dans notre atmosphère
Début septembre : Premières cellules sexuées
Le 28 octobre : La pire glaciation de notre histoire
Le 22 novembre : Premiers vertébrés marins
Le 28 novembre : Premiers mille-pattes (animaux terrestres)
Le 1er décembre : Une triple collision (Europe, Afrique, Amérique du Nord) donne naissance à la chapine de montagne des Appalaches
Le 16 décembre : Apparition des premiers mammifères
Le jour de Noël : Disparition du dernier dinosaure, début du règne des mammifères
Boxing Day : Apparition des premiers singes
Le 31 décembre, au souper : Apparition de notre ancêtre Lucy, l'Australopithecus afarensis
À 20h 06 : Apparition des premiers outils
À 20h 53 : Apparition d'homo erectus
À 22h 03 : Le feu est apprivoisé
À 23h 54m 10s : Apparition d'homo sapiens
À 23h 58m 15s : Homo sapiens peint les parois de la grotte d'Altamira
À 23h 58m 50s : L'agriculture est domestiquée
À 23h 59m 25s : Invention de la roue et de l'écriture
À 23h 59m 46s : Naissance de Jésus
À 23h 59m 56s : Johannes Gutenberg invente l'imprimerie moderne
À 23h 59m 59s 69" : Le Québec traverse sa Révolution tranquille
À 1,32 millièmes de seconde avant minuit : Radio-Canada annonce qu'elle nomme Chloé Legris sa scientifique de l'année pour avoir contribué à faire de la région du Mont Mégantic la première réserve internationale de ciel étoilé en zone habitée.
Toute une remise en perspective!
Fin février : La croûte terrestre durcit; apparaissent les premières roches
Début mai : Premières cellules non sexuées
Début août : Apparition de l'oxygène dans notre atmosphère
Début septembre : Premières cellules sexuées
Le 28 octobre : La pire glaciation de notre histoire
Le 22 novembre : Premiers vertébrés marins
Le 28 novembre : Premiers mille-pattes (animaux terrestres)
Le 1er décembre : Une triple collision (Europe, Afrique, Amérique du Nord) donne naissance à la chapine de montagne des Appalaches
Le 16 décembre : Apparition des premiers mammifères
Le jour de Noël : Disparition du dernier dinosaure, début du règne des mammifères
Boxing Day : Apparition des premiers singes
Le 31 décembre, au souper : Apparition de notre ancêtre Lucy, l'Australopithecus afarensis
À 20h 06 : Apparition des premiers outils
À 20h 53 : Apparition d'homo erectus
À 22h 03 : Le feu est apprivoisé
À 23h 54m 10s : Apparition d'homo sapiens
À 23h 58m 15s : Homo sapiens peint les parois de la grotte d'Altamira
À 23h 58m 50s : L'agriculture est domestiquée
À 23h 59m 25s : Invention de la roue et de l'écriture
À 23h 59m 46s : Naissance de Jésus
À 23h 59m 56s : Johannes Gutenberg invente l'imprimerie moderne
À 23h 59m 59s 69" : Le Québec traverse sa Révolution tranquille
Toute une remise en perspective!
dimanche 7 octobre 2007
Le Monopoly de la vraie vie
En découvrant la solution à la problématique de revitalisation urbaine: « comment les rues commerciales des grandes villes peuvent-elles triompher de la tyrannie des centres d’achats? » dans mon journal, l’urbaniste en moi a eu un moment d’intense ravissement et de découvertes hier matin. Selon Yves Mailloux, directeur immobilier pour le groupe Shiller,
il s’agit qu’un investisseur majeur devienne propriétaire de la plupart des locaux à louer sur cette artère puis qu’il s’applique à bien choisir le type de commerces qui devront s’y installer : « il (suffit) d’avoir un bon (mélange) commercial, de mettre les bons commerces à la bonne place », une philosophie concevant une rue comme un tout (au lieu d’une série de commerces disjoints).
« On commence par tout ce qui est alimentaire, des fruiteries, des boulangeries. Même la restauration (cafés, bars, restaurants), puisque ça entraîne une certaine animation », dit-il. Suivent les commerces répondant à des besoins secondaires comme les banques et les pharmacies. Vers la fin, lorsqu’il y a de l’achalandage s'installeront les boutiques vestimentaires. (Ce n’est donc pas par hasard) que la rue Masson a changé (…) aussi vite, que l’avenue du Mont-Royal a pris des proportions mythiques et que des commerces branchés s’agglutinent soudainement sur Notre-Dame, près du marché Atwater. Il y a une recette. Et certains sont passés maîtres dans l’art de l’appliquer scandait en Une Le Devoir.
Ce qui frappe mon imagination dans cette théorie est qu’un même propriétaire patiemment parvienne à acquérir les baux de la moitié des commerces sur plus d’un kilomètre d’une rue (comme la Masson des Shiller, étonnant!), parce qu'il avait songé au fait que la meilleure stratégie de rentabilité ne serait pas de maximiser les profits en louant au plus offrant un espace, mais en triant les locataires éventuels d'après leur type de commerce pour parvenir à une situation d’équilibre convaincante pour retenir les dollars.
Ceci peut aussi te mener à considérer des carrières très spécialisées auxquelles tu ne t’étais pas encore intéressé:
L’urbaniste est le spécialiste de l’aménagement des villes petites et grandes. Les enjeux de conservation du patrimoine bâti, de revitalisation urbaine et de liens ville-région rendent les urbanistes indispensables en ce nouveau millénaire. Une visite éclair sur le site de l'UQAM m'a confirmé que 90% des de ces étudiants trouvent un emploi en six mois après le diplôme. Cette profession valorise l’individu capable de solutions créatives et le récompense en laissant voir à toute la collectivité le résultat des projets qu’il aura menés à bien. Cela signifie aussi que pèse sur l’urbaniste de grandes responsabilités. Comme l’affirmait de manière provocante mais non sans humour M. Gérard Beaudet, mon professeur d’histoire de la ville pendant le cours d’urbanisme que j’ai suivi à l’Université de Montréal en 2001: « contrairement (à l’urbanisteou l'architecte), le médecin, lui, enterre ses erreurs »!
Dans cette entrée au blogue, le directeur du développement immobilier Yves Mailloux expliquait la recette qu’il applique quand il choisit à quels types de commerces louera-t-il les locaux dont sont propriétaires ses employeurs du Groupe Shiller. Les habiletés de gestionnaire dudit Mailloux en font une des personnalités économiques les plus en vues à Montréal. Si tu ambitionnes de t'illustrer dans la même carrière que lui, j’aimerais que tu puisses faire du bien à la rue St-Hubert près de chez moi. Célébrée comme le haut lieu de la robe de bal kétaine où les bijouteries de pacotille voisinnent un McDonald's et un Valentine, celle-ci n’attend que tes talents!
« On commence par tout ce qui est alimentaire, des fruiteries, des boulangeries. Même la restauration (cafés, bars, restaurants), puisque ça entraîne une certaine animation », dit-il. Suivent les commerces répondant à des besoins secondaires comme les banques et les pharmacies. Vers la fin, lorsqu’il y a de l’achalandage s'installeront les boutiques vestimentaires. (Ce n’est donc pas par hasard) que la rue Masson a changé (…) aussi vite, que l’avenue du Mont-Royal a pris des proportions mythiques et que des commerces branchés s’agglutinent soudainement sur Notre-Dame, près du marché Atwater. Il y a une recette. Et certains sont passés maîtres dans l’art de l’appliquer scandait en Une Le Devoir.
Ce qui frappe mon imagination dans cette théorie est qu’un même propriétaire patiemment parvienne à acquérir les baux de la moitié des commerces sur plus d’un kilomètre d’une rue (comme la Masson des Shiller, étonnant!), parce qu'il avait songé au fait que la meilleure stratégie de rentabilité ne serait pas de maximiser les profits en louant au plus offrant un espace, mais en triant les locataires éventuels d'après leur type de commerce pour parvenir à une situation d’équilibre convaincante pour retenir les dollars.
Ceci peut aussi te mener à considérer des carrières très spécialisées auxquelles tu ne t’étais pas encore intéressé:
mercredi 26 septembre 2007
Le mythe de création des Anish-Nah-Bé
Pour t'aider à comprendre les différents aspects de la conception du monde que contenait le récit raconté par notre shaman aîné ce matin en classe d'histoire au bord du feu en cheveux blonds, en voici l'inscription sur des morceaux d'écorce de bouleau.

Pour nous les Anish-Nah-Bé, le monde tire son origine d’une vilaine querelle entre les animaux qui habitaient la terre avant le grand déluge.
Pendant un festin, madame Couleuvre avala accidentellement Souris Grise, soulevant la colère des animaux qui se battirent alors entre eux. Furieux, le Créateur de toutes choses, Kijé-Manito annonça à Mista-Wabôs, qu’il détruira le monde pour en faire un nouveau. Kijé-Manito dit à Mista-Wabôs qu’il lui laissait une lune pour choisir les animaux qu’il voulait sauver.
Mista-Wabôs réunit presque tous les animaux dans une barque faite d’écorce de bouleau. Une pluie torrentielle se mit à tomber et le monde fut inondé. Lorsque la pluis cessa, Rat-Musqué plongea au fond des eaux pour aller chercher un peu de terre qui servait à faire pousser des plantes, des herbes et des arbres. Après être resté sous l’eau pendant trois soleils, Rat-Musqué remonta à la surface avec un seul grain de sable.
Mista-Wabôs planta ce grain de sable au milieu de la barque. Un monde minuscule grandit jusqu’à devenir le monde dans lequel tous vivent. Mista-Wabôs récupéra le corps des animaux noyés dans le déluge et demanda à Oiseau-Tonnerre de les frapper d’une décharge. C’est ainsi que naquit l'espèce humaine qui, malheureusement, retient de ses origines animales sa capacité d’être vengeresse et violente.
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