En découvrant la solution à la
problématique de revitalisation urbaine: « comment les rues commerciales des grandes villes peuvent-elles triompher de la tyrannie des centres d’achats? » dans
mon journal, l’urbaniste en moi a eu un moment d’intense ravissement et de découvertes hier matin. Selon Yves Mailloux, directeur immobilier pour le groupe Shiller,
il s’agit qu’un investisseur majeur devienne propriétaire de la plupart des locaux à louer sur cette artère puis qu’il s’applique à bien choisir le type de commerces qui devront s’y installer : « il (suffit) d’avoir un bon (mélange) commercial, de mettre les bons commerces à la bonne place », une philosophie concevant une rue comme un tout (au lieu d’une série de commerces disjoints).« On commence par tout ce qui est alimentaire, des fruiteries, des boulangeries. Même la restauration (cafés, bars, restaurants), puisque ça entraîne une certaine animation », dit-il. Suivent les commerces répondant à des besoins secondaires comme les banques et les pharmacies. Vers la fin, lorsqu’il y a de l’achalandage s'installeront les boutiques vestimentaires. (Ce n’est donc pas par hasard) que la rue Masson a changé (…) aussi vite, que l’avenue du Mont-Royal a pris des proportions mythiques et que des commerces branchés s’agglutinent soudainement sur Notre-Dame, près du marché Atwater. Il y a une recette. Et certains sont passés maîtres dans l’art de l’appliquer scandait en Une
Le Devoir.
Ce qui frappe mon imagination dans cette théorie est qu’un même propriétaire patiemment parvienne à acquérir les baux de la moitié des commerces sur plus d’un kilomètre d’une rue (comme la Masson des Shiller, étonnant!), parce qu'il avait songé au fait que la meilleure stratégie de rentabilité ne serait pas de maximiser les profits en louant au plus offrant un espace, mais en triant les locataires éventuels d'après leur type de commerce pour parvenir à une situation d’équilibre convaincante pour retenir les dollars.
Ceci peut aussi te mener à considérer des carrières très spécialisées auxquelles tu ne t’étais pas encore intéressé:
L’urbaniste est le spécialiste de l’aménagement des villes petites et grandes. Les enjeux de conservation du patrimoine bâti, de revitalisation urbaine et de liens ville-région rendent les urbanistes indispensables en ce nouveau millénaire. Une visite éclair sur
le site de l'UQAM m'a confirmé que 90% des de ces étudiants trouvent un emploi en six mois après le diplôme. Cette profession valorise l’individu capable de solutions créatives et le récompense en laissant voir à toute la collectivité le résultat des projets qu’il aura menés à bien. Cela signifie aussi que pèse sur l’urbaniste de grandes responsabilités. Comme l’affirmait de manière provocante mais non sans humour M. Gérard Beaudet, mon professeur d’histoire de la ville pendant le cours d’urbanisme que j’ai suivi à l’Université de Montréal en 2001: « contrairement (à l’urbanisteou l'architecte), le médecin, lui, enterre ses erreurs »!

Dans cette entrée au blogue,
le directeur du développement immobilier Yves Mailloux expliquait la recette qu’il applique quand il choisit à quels types de commerces louera-t-il les locaux dont sont propriétaires ses employeurs du Groupe Shiller. Les habiletés de gestionnaire dudit Mailloux en font une des personnalités économiques les plus en vues à Montréal. Si tu ambitionnes de t'illustrer dans la même carrière que lui, j’aimerais que tu puisses faire du bien à
la rue St-Hubert près de chez moi. Célébrée comme le haut lieu de la robe de bal kétaine où les bijouteries de pacotille voisinnent un McDonald's et un Valentine, celle-ci n’attend que tes talents!