Jusqu'à 2009, ce blogue servait nos cours. Il continue de fleurir dans Facebook: http://on.fb.fbpourlecerveau. Il me sert depuis de lieu où partager les «enquêtes» d'histoire et de géographie que je bâtis pour mobiliser les connaissances des élèves dans la logique des compétences du programme de l'école québécoise.
Veuillez noter que toutes les productions pour lesquelles je possède les droits sont sous licence Creative Commons (CC-BY-NC-SA).
Mes raisonnements d'enfant me laissaient croire qu'avec un nom pareil, le médecin montréalais Henry Morgentaler était méchant voire cruel. J'ai eu l'occasion de me raviser de ces préjugés ridicules depuis: pour avoir accepté de faire de la prison au lieu de pratiquer des avortements clandestinement, dans des conditions insalubres et où la vie de ses patientes auraient été mise en jeu, Morgentaler est le premier responsable de la décriminalisation de l'avortement décidée par la Cour suprême du Canada en 1988.
Voilà pourquoi je suis de ceux qui saluent l'audace du comité responsable des nominations à l'Ordre du Canada, la plus haute récompense au pays. Les députés conservateur de Stephen Harper, plusieurs libéraux de Dion ainsi que certains groupes de pression y sont beaucoup moins favorables. Par exemple, l'Archidiocèse catholique de Toronto et la Coalition nationale pour la vie ont incité les Canadiens à témoigner de leur mécontentement à cette annonce, ce dernier groupe priant même les anciens récipiendaires du prix de retourner leur décoration en signe de contestation. On verra combien s'y résoudront!
En attendant, le droit des femmes au libre choix en matière d'avortement continue d'être remis en question en 2008. Le Devoir concluait son article en Une du 2 juillet en cernant le contexte parlementaire
où la Chambre des communes tient justement un débat sensible sur le projet de loi C-484, qui vise à donner un statut juridique au foetus. [...]
[Le projet de loi d'un député conservateur] vise à punir plus lourdement une personne qui, en s'attaquant à une femme, blesserait ou tuerait le foetus qu'elle porte. L'assassinat d'une femme enceinte compterait alors pour deux meurtres. [...]
À travers le pays, de nombreuses voix se sont élevées contre ce projet de loi, y voyant une façon détournée de rouvrir le débat sur la criminalisation de l'avortement au Canada. Au Québec, tous les partis à l'Assemblée nationale s'y opposent, tout comme la Fédération des médecins spécialistes.
Imaginez la scène: vous avez 41 ans et êtes aspirantE à la présidence de votre pays quand un groupe terroriste vous kidnappe et vous garde captif-captive six ans durant. On vous cache dans la jungle amazonienne, ce qui nécessite des marches interminables et la lutte contre toute sorte de maladies infectieuses ou autres parasites.
Un jour on vous ordonne de grimper à bord d'un hélicoptère car vous allez changer de secteur. Ce que vous ignorez alors, c'est qu'il s'agit d'un subterfuge des services secrets de votre pays qui viennent de réussir à tromper vos ravisseurs. Vous avez été suivis pas à pas depuis plusieurs semaines. Aujourd'hui, la conclusion d'une savante manœuvre d'infiltration va permettre de convaincre vos geôliers que le commandement suprême de leur organisation requiert qu'on vous fasse transiter en une autre région quand il s'agit plutôt de véhicules de l'armée colombienne. Le stratagème fonctionne. Vous revoici libre de serrer dans vos bras vos enfants et peut-être reprendre la carrière politique!
Cette histoire de fou, c'est celle d'Ingrid Betancourt, une franco-colombienne désormais âgée de 47 ans qui fait les frais de toutes les manchettes ces dernières heures.
Il y a au moins cent manières de devenir fan de soccer. La mienne fut mon premier voyage en Angleterre alors qu'on sentait l'énergie se dégager des pubs même pour les matchs ordinaires. Depuis, l'importance nationale que prennent les grands évènements de la planète foot et les cafés sportifs montréalais maintiennent facilement mon intérêt.
Je reviens du Club Social , rue St-Viateur où j'ai attendu la belle victoire des Espagnols à l'Euro 2008.
Première entrée au blogue de l'été. Je vous le souhaite des plus heureux!
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La semaine dernière, je suis allé voir l'adaptation au cinéma du roman 99Francs du français Frédéric Beigbeder. Mon homonyme Jean Dujardin y délaisse ses habits Nike de Brice et le complet d'OSS 117 pour les fringues branchées d'Octave Parango, alter ego de Beigbeder au début de sa carrière de rédacteur publicitaire en crise.
Il s'agit d'un film intéressant mais j'hésite à vous le recommander pour la raison suivante: le propos anti-pub est assumé au point d'être volontairement choquant pour l'oeil. C'est donc une satire convaincante, au prix de nombreuses scènes de dégobillage que mon petit estomac (il préfère les belles choses) se serait volontiers passé.
Octave connaît une carrière fulgurante pour l'agence R&W quand des abus de drogue et le désabusement d'un contrat où on lui impose de développer des idées plus consensuelles pour les yogourts Starlight vont l'amener à péter les plombs.
Ça commence par un bad trip hilarant dans lequel il essaie de convaincre des personnages de pub qui existent dans sa tête que leur existence est fausse.
Et ça culmine dans une anti-pub géniale diffusée à heure de grande écoute par un commando qui s'empare des ondes pour exprimer son rejet de la société de consommation.
Voilà deux des meilleurs moments du film qui a au moins le mérite, chose rare, de surpasser le livre duquel il est né.
La dernière activité pour améliorer la note du critère méthodologie (20%) du bulletin d’MTI nécessite que vous proposiez une amélioration de sa bible. Téléchargez-en les consignes ici.
Voici un extrait de ma tribune fiiilm. J'y présente « I ♥ Huckabees » de David Russell, une comédie psychologique complètement fraîche et originale, « a masterclass in controlled chaos » affirme avec justesse mon boîtier de DVD (hehe). La vie d'Albert Markovzky, 21 ans, n'a pas de sens à ses yeux, sauf pour une coïncidence qui pourrait constituer la clef de son casse-tête. Pour investiguer la chose, celui-ci rencontre deux détectives existentialistes qui lui proposent de l'espionner (!) afin de déterminer quelles sont les solutions aux questions fondamentales qu'il se pose. Ça c'est en traduisant l'affaire en mots, mais c'est fou raide! Voyez plutôt, et Soyez-y! mardi 6 mai J4 14h20, à l'amphithéâtre.
Par l'entremise de Neil Armstrong et Buzz Aldrin de l'équipage d'Apollo 11, l'humain mettait le pied sur la lune en juillet 1969, 10 ans avant ma naissance. Voici la bande-annonce du documentaire In the shadow of the moon que j'ai vu en salle ce soir. Comme le laisse deviner son titre, la plus récente oeuvre de Ken Howard porte sur la conquête américaine de l'espace dans les années 1960. 25 hommes fouleront le sol lunaire en six missions. George Bush parle d'ailleurs d'envoyer les premiers contingents lunaires depuis 30 ans, pendant qu'on célèbre cette semaine l'anniversaire du Sputnik soviétique, le premier satellite artificiel.
En plus de pousser à la rêverie, ces quelques flashs d'images d'archives de la NASA sont le reflet d'une autre époque (l'apparence des gens d'autrefois, les habits d'astronautes préhistoriques, les machines plutôt que les ordinateurs d'aujourd'hui, le Président John F. Kennedy de son vivant, etc.); imaginez deux heures d'un traitement pareil... un régal! Je me suis vraiment trouvé plongé dans l'esprit de dépassement de soi propre à cette époque, alors qu'une nation entière espérait gagner la course à notre satellite avant leurs rivaux russes (franchir la dernière frontière, une utopie américaine proche de l'obsession).Suggestion d'activité de perfectionnement.
Réalise le 3QPOC du programme spatial américain à partir de ce message du blogue, de la bande annonce de In the shadows of the Moon et de l'article qui suit tiré de l'encyclopédie Hachette à laquelle nous avons accès gratuitement sur le bureau virtuel.
La conquête de la Lune
Dès juillet 1960, la NASA étudiait la possibilité d'une mission d'exploration humaine sur la Lune. Cependant, comme l'avait indiqué le président Eisenhower, ce programme manquait de justifications suffisantes pour être réalisé. Le directeur de la NASA, James Webb, présenta néanmoins ce programme au gouvernement Kennedy dans le cadre d'un plan en onze points, s'étalant sur dix ans, parmi lesquels figurait la mise au point d'un lanceur lourd Saturn. Dans un contexte de concurrence stratégique avec l'Union soviétique, la construction de ces lanceurs fut adoptée, avec le soutien fervent du vice-président Johnson. Par contre, bien que le principe en fût admis, aucune avance de fonds ne fut accordée au projet Apollo lui-même, jugé moins urgent par John Kennedy.
Pourtant, un mois plus tard, sa position allait radicalement changer. Le vol d(u cosmonaute soviétique) Iouri Gagarine du 12 avril 1961, puis l'épisode de la baie des Cochons (opposant les États-Unis à Cuba), intervenu moins d'une semaine plus tard, avaient en effet sérieusement mis à mal la puissance et le prestige américains. Le président américain estima dès lors qu'il fallait restaurer au plus vite l'image des États-Unis dans le monde et, dès le 20 avril, il demanda l'établissement d'un programme spatial d'une grande ampleur, mentionnant l'éventualité de l'envoi d'un homme sur la Lune. L'agence spatiale put alors relancer son programme lunaire, dont John Kennedy annonça officiellement le commencement un mois plus tard, le 25 mai, devant le Congrès des États-Unis.
Selon les termes du président John Kennedy, les États-Unis s'étaient engagés à ce qu'un Américain pose le pied sur la Lune « avant que ne se termine la décennie » (ce qui se réalisera malgré la mort tragique du président six ans auparavant).
Conseils méthodologiques:
1- Assure-toi de bien cerner le pourquoi?. 2- Utilise l'espace de ta feuille pour que des flèches montre les relations entre les éléments (spécialement du pourquoi? vers le quoi?).
Voici la bande annonce de ma tribune fiiilm. J'y présente « La vie des autres », une des meilleures oeuvres cinématographiques historiques, récompensée par l'oscar du meilleur film en langue étrangère de 2007. Sise dans l'Allemagne de l'Est de 1984, la Stasi, la police secrète est allemande, s'avère une redoutable arme de contrôle social pour le gouvernement communiste. Son objectif est de tout savoir, et elle y parvient. Un de ses agents aura entre ses mains le pouvoir de briser deux vies. Remplira-t-il son devoir? Soyez-y! mardi 15 avril J9 14h20, à l'amphithéâtre.
Dans une réponse en commentaire à ce message, les élèves résument, en moins de 130 mots, le texte « Le plaisir de jouer » de l'éditorialiste Michel David publié dans Le Devoir le 27 mars 2008. Ce faisant, ils répondent à la question: « par sa lettre aux journaux lors de l'anniversaire de sa réélection, Jean Charest inscrit-il sa manière d'intervenir et gérer les affaires de l'État dans la continuité ou le changement? »
ou (parce que l'activité est longue),
ils désignent les citations qui leur semblent les plus importantes pour que JD complète leur travail.
Dans une réponse en commentaire à ce message, les élèves résument, en moins de 130 mots, le texte « Le plaisir de jouer » de l'éditorialiste Michel David publié dans Le Devoir le 27 mars 2008. Ce faisant, ils répondent à la question: « par sa lettre aux journaux lors de l'anniversaire de sa réélection, Jean Charest inscrit-il sa manière d'intervenir et gérer les affaires de l'État dans la continuité ou le changement? »
ou (parce que l'activité est longue),
ils désignent les citations qui leur semblent les plus importantes pour que JD complète leur travail.
Un autre film pour illustrer un congé? Que oui! La fête chrétienne de Pâques partage le thème de la renaissance avec l'absurde, le drôle, brillant et original « Being John Malkovich », de Charlie Kaufman et Spike Jonze - en tribune spéciale mardi le 18 mars 2008 à l'amphithéâtre dès 14h20. Quand on découvre un portail vers le cerveau de l'acteur John Malkovich (qui joue son propre rôle), la petite entreprise touristique qui l'exploite connaît une course car tout le monde, dont Malkovich lui-même, bataille pour prendre le contrôle du corps d'accueil. C'est encore plus éclaté que ce que ça semble. Jugez plutôt et soyez-là nombreux!
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Le lendemain midi, mercredi le 19 mars 2008 (J3) au local 2120, une autre tribune pascale vous fera rire quand j'expliquerai la théorie du pastafarisme ou comment contrer les reculs de la science à grand renforts absurdes! May He touch you with His Noodly Appendage. Ramen!
« Dans "Mythologies", Roland Barthes traçait en 1957 un portrait de la société française de consommation à travers ses icônes économiques, domestiques, politiques et culturelles ». Depuis janvier, Marie-France Bazzo adapte l'exercice à Télé-Québec. Je vous propose deux capsules de ses invités qui m'ont particulièrement plues.
Le médicament, selon Yannick Villedieu Le vulgarisateur scientifique et animateur Yannick Villedieu illustre l'omniprésence du médicament dans nos vies. Il s'attarde à leur image fracturée d'efficacité mais aussi les raisons (dopage, suicide, écarts riches-pauvres) pourquoi les déteste-t-on. Une brève histoire de l'apparition des principaux médicaments permet de prendre conscience de leur apparition très récente dans l'histoire.
Le culte du ressenti, selon René-Daniel Dubois L'auteur et communicateur flamboyant René-Daniel Dubois y va d'une charge sans retenue contre le « culte du ressenti », une traduction du « ben moi j'sens ça de même » où toutes les opinions se valent. Sa réflexion sur la perte de normes et de valeurs sociales a une portée intellectuelle et théorique certaine. Sa concision et la force de ses mots sont inspirantes.
Si vous avez aimé, vous trouverez d'autres « mythologies contemporaines » sur le site de Bazzo.tv.
La neige abondante de cet hiver combinée à la relâche imminente évoquaient pour moi l'illustre suspense psychologique « The Shining », de Stanley Kubrick et Stephen King - en tribune spéciale. Merci toutes et tous! Bonne relâche!
Merci de ta présence ce midi. Je suis déçu qu'on n'aie pu faire plus. Il faudra que je m'adapte en te montrant les sources d'avance. Tu as accepté de travailler deux des trois questions suivantes pour t'améliorer. Bon travail, montre-m'en le résultat d'ici mercredi le 26 février.
1. Craig et Papineau diffèrent d’avis sur la question de la fidélité des Canadiens envers l’Empire britannique. Confrontez leurs positions. (document 4-5)
2. Comment l’affirmation de la nation canadienne française s’exprime selon Craig et selon Papineau? (document 4-5)
3. Selon Papineau, quelle idée libérale serait menacée par le projet d’union des Canadas de 1822? Discutez. (document 5)